Concept

Mad Rats est un duo d’artistes peintres formé en 2017.

 

Leur démarche artistique porte sur la représentation du mouvement gestuel du corps en peinture par le biais du graffiti et, plus précisément, du tag. Ils visent à représenter le geste indépendamment des conditions habituelles de réalisation afin de le confronter à l’institution artistique, tout en se posant cette question :

 

Comment retranscrire au plus près l’énergie plastique et transgressive du graffiti et de ses codes au sein d’une pratique d’atelier avant son entrée dans les mondes de l’art, pour permettre ensuite au spectateur de saisir les enjeux plastiques et parfois invisibles de ce phénomène ?

 

Leur travail est dans la continuité de l’expressionnisme abstrait et de l’automatisme en mettant en avant la dissociation entre la raison et le geste intuitif. Ils ont donc la volonté de faire entrer le graffiti, et le tag en particulier, dans un espace d’exposition sans passer par l’idée réductrice d’une simple transposition du tag de la rue sur la toile mais en misant d’avantage sur le processus de création où l’écriture du geste s’impose par la spontanéité et l’incontrôlé.

Leur approche de la lettre se conjugue aux gestes de disparition, d’effacement, de superposition et de recouvrement, inhérents au statut éphémère du graffiti, qui deviennent aussi la trace des interactions qui se créent aussi bien avec les pairs qu’avec le spectateur. La spontanéité, la rapidité et la « brutalité du geste pictural » souligne l’énergie du peintre de la vie moderne, qui interagit avec la ville et ces représentants.

 

Les couleurs bleu et rose employées de façon récurrente dans leur travail sont le résultat du détachement volontaire du lettrage liée au graffiti classique. La couleur est donc utilisée comme une personnification de l’artiste liée à son style et la rendant ainsi déchiffrable.

 

Leur démarche est donc avant tout processuelle et cherche à représenter les caractéristiques et les forces du graffiti sans se baser sur l’esthétique formelle de celui-ci. Ils tendent à recréer cet automatisme dépendant de l’instant présent et, par conséquent, de l’état psychologique au moment de la réalisation pour ainsi relier l’art à la vie.